Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 20:12

 

La fragile graine que j'ai planté, IMG_1078.jpg

Mes larmes l'ont arrosée chaque année,

Et un jour un végétal était né,

Ravie, dans son pot, je l'ai emporté ;

 

Une matinée, je l'ai abandonné

Dans la terre nourrie par la clarté,

Tu vas grandir, vivre ta destinée,

Tes feuilles chanteront les soirs d'été ;

 

Les temps de solitude, j'ai été

Voir ma plante devenue majesté,

C'était un arbre qui me couronnait,

Il m'ouvrait les bras en fleurs, lui l’aîné ;

 

Je suis venue à la maturité

Me coucher sous l'arbre, je fredonnais,

Je pensais aux choix de vie dessinés,

Sur l'écorce j'ai écrit «liberté».

Par Mimosa
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Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 22:28

 

lampadaire.jpgDans un appartement choisi comme repère,

D'un être en fuite cherchant son sens, ses repères,

Seule, je restais éblouie par le lampadaire,

Ma lune, mon soleil dans cette cité dortoir.

Oubli des pensées, affalée près du bougeoir,

Qui éclairait ma psyché bien noire ce soir.

Comme compagnie, je regardais le miroir,

Etait-ce mon corps vivant que je voulais voir ?

Je n'y vis que la lumière de mes déboires

Avec mon esprit fuyant dans l'imaginaire.

 

Je pensais aux amours dépassées, leurs travers,

Le conscient, l'inconscient, leurs tortueux mystères ;

D'un coup, dans l'opaque silence, le tonnerre

Eclata le lampadaire. Cernée de verre

Et d'ombres, la panique et l'horreur arrivèrent,

Juste un halo rouge sang menant au couloir

De la mort pour les âmes perdues, délétères.

Idées et délire s’illuminaient tel l'éclair

Quand petite culotte, je valsais légère

Devant mon voyeur et obsédant partenaire.

 

J'étais femme dans un polar craignant le pervers,

On me trouverait poignardée dans la baignoire,

Ou étranglée, gisant, sur le lit en peignoir,

Découvrir mon cadavre dans le frigidaire,

Visage blanc, de glace, parti dans l’éther.

Avec un lourd poids je me noyais sans nageoires,

Ma raison figée, j'étouffais, pas un brin d'air

Pour balayer la pire peur des solitaires,

Sensibles au temps qui galope, la vie, qu'éphémère,

Sans foi, se rêvant rois, voguant la mort dans l'air.

Par Mimosa
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Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 15:01

 

foMa première meilleure amie et sa blondeur,

De l'enfance, de l'adolescence en fleurs,

Bêtises, gourmandises, exquises saveurs.

La brillante a croisé ma route, un lien fort,

Un coup de foudre amical résonnant encore.

On a rigolé, on a dansé, rentrant à l'aurore,

La vie était légère, douce apesanteur,

Quand palette à la main l'on se faisait belles lors,

Des premiers flirts sur un slow semant ses accords.

Tu es ma ligne de conduite, mon moteur.

 

J'ai pleuré quand le soldat t’emmena au bord

De l'autre rivage. Loin j'étais aux abords

De ta vie en mouvement, tes nobles efforts.

Pour nous deux, j'ai été un oiseau voyageur,

Nous avons parlé, j'ai souvent admis mes torts,

Oui, tu as été mes yeux pour voir mes erreurs.

Celle aux yeux verts m'aide à grandir avec labeur,

Tu étais là quand la vie ne semblait qu'ardeur,

Tu étais là quand bouche cousue j'avais peur,

Sans mots, tu m'as tenu la main comme une sœur.

 

Sur les bancs d'une faculté, son joyeux décor,

Il y eut aussi celle qui venait d'ailleurs,

Une période de souvenirs enchanteurs

Ceux de mes vingt ans, brillant de mille lueurs.

Apeurée, je t'ai sauvée du pire malheur

Quand épuisée tu pensais t'en aller dans l'heure,

Tu t'es réveillée, cherchant entre la vie, la mort,

A toi, je montrerai que la vie vaut de l'or.

Ceux que l'on rencontre si tôt sont des trésors,

Ceux qu'on oublie, juste feux de paille trompeurs.

 

Et le sensible qui préférait l'autre bord,

Notre lien s'est tissé autour de nous, conteurs,

Celle, entière, passionnée, belles valeurs.

Nous avons, amis, en nous la même teneur,

Les mêmes principes et la même chaleur,

Celle de la générosité dans le cœur.

Les amis masculins deviennent hélas charmeurs,

En voulant un jour à notre esprit, à notre corps,

Les hommes passent, les femmes sont bien d'accord,

Mais la fidèle amitié reste en accord.

 

Par Mimosa
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Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 20:27

 

Mon placard, rempli de trésors, bal

Il déborde, oui, je l'adore !

Ces tissus vifs, noirs, blancs, pastels,

Presque cousus par l'hirondelle ;

 

Mes robes me parlent, m'appellent,

Toutes petites elles me harcèlent,

Que je rentre dedans, encore,

Et sois assortie au décor ;

 

Un rendez-vous galant, je sors !

Vite ! Je défais tout pèle mêle

Pour trouver l'harmonieux accord,

Robe où je serai la plus belle ;

 

Sourire demandait l'effort,

Ma robe a été réconfort,

Elle m'a même donné des ailes,

Star, je faisais des étincelles !

 

Ce précieux haut fait en dentelle,

Laissant entrevoir la bretelle,

De la soie noire sur mon corps

Tel une fine amphore ;

 

Le petit dos nu aux abords

De ces palmiers faisant ombrelle,

La blanche robe pour l'aurore 

D'un amour défiant l'éternel.

Par Mimosa
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Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 11:32

 

Cher homo, je t'écris ces mots,homo3-copie-1.jpg

Perplexe, je dis aussitôt

Un texte de banalités ?

Je l'avoue pour effaroucher

Les coincés, les petits cerveaux ;

 

Ta vie n'a pas été repos,

Dire ta sexualité,

Peut-être l'as-tu exprimée,

Peut-être l'as-tu occultée,

Au fragile âge ado ;

 

Cher ami, quelle libido !

Vos nuits sont d'une activité ! 

Oui ! C'est le plaisir, c'est l'été !

Amoureux, banal, beau, macho,

Désirs familiaux de marmots ;

 

Ce jour des fiertés en démo,

Cirque des Cow Boys dénudés

Sur un char partant à l'assaut,

Servent pas les mentalités,

Ne sont pas ta réalité ;

 

J'espère que la société

Admette cette normalité,

Et être libres et égaux,

Fiers, avoir le droit de glisser,

Les trois anneaux comme Cocteau ;

 

Cet écrit n'a pas existé,

Ton état est simplicité

Il n'est pas ton identité,

Prenons des bulles d'apéro,

Et choquons les petits blaireaux.

Par Mimosa
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Il faut se dénuder pour écrire, il reste l'imagination pour se vêtir... Mimosa

"Quelle impudeur d'écrire" lui dis-je. "Pas de pudeur en poésie" me dit-elle... Mimosa et Clochette

La poetesse est déprimot.... Mimosa

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