Ma première meilleure amie et sa blondeur,
De l'enfance, de l'adolescence en fleurs,
Bêtises, gourmandises, exquises saveurs.
La brillante a croisé ma route, un lien fort,
Un coup de foudre amical résonnant encore.
On a rigolé, on a dansé, rentrant à l'aurore,
La vie était légère, douce apesanteur,
Quand palette à la main l'on se faisait belles lors,
Des premiers flirts sur un slow semant ses accords.
Tu es ma ligne de conduite, mon moteur.
J'ai pleuré quand le soldat t’emmena au bord
De l'autre rivage. Loin j'étais aux abords
De ta vie en mouvement, tes nobles efforts.
Pour nous deux, j'ai été un oiseau voyageur,
Nous avons parlé, j'ai souvent admis mes torts,
Oui, tu as été mes yeux pour voir mes erreurs.
Celle aux yeux verts m'aide à grandir avec labeur,
Tu étais là quand la vie ne semblait qu'ardeur,
Tu étais là quand bouche cousue j'avais peur,
Sans mots, tu m'as tenu la main comme une sœur.
Sur les bancs d'une faculté, son joyeux décor,
Il y eut aussi celle qui venait d'ailleurs,
Une période de souvenirs enchanteurs
Ceux de mes vingt ans, brillant de mille lueurs.
Apeurée, je t'ai sauvée du pire malheur
Quand épuisée tu pensais t'en aller dans l'heure,
Tu t'es réveillée, cherchant entre la vie, la mort,
A toi, je montrerai que la vie vaut de l'or.
Ceux que l'on rencontre si tôt sont des trésors,
Ceux qu'on oublie, juste feux de paille trompeurs.
Et le sensible qui préférait l'autre bord,
Notre lien s'est tissé autour de nous, conteurs,
Celle, entière, passionnée, belles valeurs.
Nous avons, amis, en nous la même teneur,
Les mêmes principes et la même chaleur,
Celle de la générosité dans le cœur.
Les amis masculins deviennent hélas charmeurs,
En voulant un jour à notre esprit, à notre corps,
Les hommes passent, les femmes sont bien d'accord,
Mais la fidèle amitié reste en accord.